Dossier OPAK · Publié le 2026-05-20

Affaires politiques par institution

Le partage institutionnel — Gouvernement, parlementaires nationaux, élus locaux, parlementaires européens — éclaire les types de contentieux les plus fréquents et les régimes applicables.

§01

Gouvernement et hauts responsables

Les ministres et anciens ministres relèvent, pour les faits commis dans l'exercice des fonctions, de la Cour de justice de la République. Pour les autres faits, ils relèvent des juridictions de droit commun. Les contentieux portent souvent sur des questions de probité, de patrimoine, ou sur la gestion d'évènements de crise (Covid, sécurité publique).

§02

Parlementaires nationaux et européens

Les contentieux liés aux assistants parlementaires (national et européen) ont marqué la décennie. Les qualifications retenues — détournement de fonds publics, complicité, recel — diffèrent des étiquettes médiatiques. Les décisions n'ont pas toutes le même statut : certaines sont définitives, d'autres sont en appel.

Le Parlement européen dispose de règles propres concernant les indemnités, le travail des assistants et le contrôle des comptes. Les juridictions françaises ou belges peuvent être compétentes selon les faits et les rattachements.

§03

Collectivités territoriales

Les contentieux locaux concentrent l'essentiel du volume des affaires de probité jugées chaque année. Les maires, présidents d'intercommunalité, conseillers départementaux et régionaux sont régulièrement poursuivis pour prise illégale d'intérêts, favoritisme, détournement de fonds publics, voire infractions de droit commun.

§04

FAQ

Quelle juridiction juge les actes d'un ministre ?
La CJR pour les actes commis dans l'exercice des fonctions, les juridictions de droit commun pour les autres faits ou pour les actes détachables des fonctions.
§05

Pour aller plus loin